Poitiers, SciencesPo / Séance n°2

Dans cet empilement qu’on opère, non un chant mais une basse continue.

L’idée de ces ateliers est de proposer parallèlement aux étudiants de lettres et à ceux de Sciences-Po à , une série de huit ateliers d’écriture sur la société, le monde qui nous entoure, dans une interrogation de la langue. Notre société nous impose la blessure et le manque ; notre monde y répond par la nécessité d’un dire qui ne se contente pas de témoigner : à la croisée des sens on y entend battre — dans tous les sens du terme (donner des coups pour la vie, frapper pour la mort) — un cœur.

Enjeux, prolongements : voir sur Marelle : Zone d’Activités Poétiques sur la société, le monde qui nous entoure, dans une interrogation de la langue ?.

 

 

Quelques phrases extraites du journal du matin, fragments de commentaires et d’analyses "à chaud" de notre quotidien. Dans cet empilement qu’on opère, les phrases prennent alors la tournure des dépêches d’agences de presse. A force, on entend presque le bruit de la machine, « non un chant mais une basse continue. »

Jean-Christophe Bailly, Basse continue, Seuil, 2000

Établir une liste d’aphorismes entre slogan politique et maxime poétique, à partir de collages de textes aux provenances variées, manchettes de journaux et annonces publicitaires détournés.

Hubert Lucot, Pour plus de liberté encore : slogans hyperlibéralistes, Voix éditions, 2000

 

Participants : Augustin Deney, Alice Martin-Prével, Manon Dussaud, André Nalpas, Elena Diego Marina, Anaïs Durand, Aiko Cortés...

 

Regard éloigné


La publication du « Regard éloigné », c’est ce que je vais faire sur l’actu, un regard éloigné.

Mais je risque d’avoir du mal car le centre français de Gaza fait de la résistance.

Et les grandes surfaces se défendent des attaques.

Et comme il n’y a qu’une seule nation et un seul peuple,

Il faut écouter, même François Hollande qui fait l’inventaire du PS.

Après sa réélection, Hamid Karzaï doit,

Face aux échecs, la diplomatie américaine doit,

Suite à ses propos, Rama Yade doit,

Pourquoi toujours devoir ?

Le nouveau site qui conserve vos souvenirs pourra vous dire, Toul, le 19 février 2009 : évènement, il s’est passé quelque chose à Toul ! Incroyable !

Il ne se passe des choses qu’à Lyon, où Lisandro² a mis 5 buts pour bouter les anglais hors de la Ligue des Champions et marquer les esprits.

Malgré un climat politique et national très dégradé en Afghanistan,

Qui nous amène à faire le bilan de la gauche au pouvoir,

Que de papier pour dire que la gloire doit se mériter.

Enfin, si vous croyez qu’il n’y a pas d’art ici, en tout cas, la joie musicale est l’â… Ah ! On ne saura pas la suite.

 

Le courage c’est de reculer !


PS, le bilan des promesses ! On vous a toujours promis ce que ne nous ne ferions pas.

Avec Abdulah Abdulah, le courage, c’est de reculer !

La fin de la guerre n’entraîne pas le début de la paix, regardez l’Irak

Aujourd’hui, tout le monde doit être d’accord pour critiquer la pensée unique

Les clandestins réclament des papiers, qu’on leur donne une forêt !

Le juge et le gardien de but font le même travail puisque leurs arrêts sont aussi déterminants !

Pourquoi ne pas faire un appel du pied à ceux qui nous montrent du doigt ?

Contre le cancer, une seule solution : la Guérison !

L’identité belge : l’affrontement et la division

L’erreur est humaine, la reconnaître, c’est divin !

 

L’Actualité…


Nous sommes en novembre et il y a eu 31 suicides à l’Organisation des Nations Unies depuis janvier dernier. La surveillance menée par l’industrie du porno suédois a en effet cristallisé les tensions dans la profession. La gravité des faits est telle que les institutions internationales ont l’impérieuse obligation de sévir.

Pauvres institutions, la solitude des 140 salariés quinquagénaires est évidente. Dans un sursaut, les institutions se révoltent, elles veulent reprendre les luttes d’autrefois, les luttes de l’époque où elles faisaient l’apologie de l’attaque, où elles cultivaient une haine de la défaite, une insatisfaction permanente. Les État-major du monde ne veulent plus se cantonner dans un rôle de filles gentilles et bien éduquées, et pourtant, ils sont sans défense.

D’où vient cette faiblesse ? Leur pittoresque patron ne trouve pas les mots suffisant pour la justifier.

Un ressaisissement rapide pourra à grand peine éviter que le gouvernement nationalise cet établissement moribond, où la mortalité par cancer du pharynx, ajouté aux suicides, a violemment réduit les effectifs. Mais pas question de se laisser déposséder d’une légitimité durement acquise. Les institutions se battront jusqu’au bout pour obtenir gain de cause. Même une victoire sans panache, par forfait de l’adversaire, leur conviendrait. Les dispositions requises vont être adoptées dans la langue de Goethe.

Reste à savoir si ces mesures vont véritablement changer les choses.

 

Voulez-vous philosopher avec moi, ce soir ?


La maman du Dodo ne s’est jamais remise de sa disparition.

Après Huis-Clos de Sartre, Loft Story a entrepris de vous offrir un aperçu de votre vie après la mort

Exclusif : tous les dirigeants du monde sont tombés amoureux de la fée pouvoir.

Les drogués ne font peur qu’aux sobres.

Les rails de coke dans les rallyes versaillais : de quoi faire râler dans les poulaillers.

Le trash rock pour décrasser les tympans d’une société muette !

L’UMP, l’école du fan où l’on vous apprend à répéter les chansons du gouvernement, accompagné au pipeau ou à la guitare par Madame Bruni.

Vendre du rêve ne coûte rien.

Voulez-vous philosopher avec moi, ce soir ?

Bonne nouvelle, ça n’est pas demain la veille que vous sortirez vivant de votre vieille barrique de vin politisé.

C’est aujourd’hui que l’on vit les choses passées dans les mois qui viennent.

 

Que de papier !


Un bric à brac sur toutes les pages, un bric à brac sur toutes les chaines. On ne veut pas d’incipit, on veut juste des faits. En voilà, des faits à la pelle, des kilomètres d’archives. Couleur ou noir et blanc. Images dénonçant, lignes déversant leur rage coutumière dans le café du matin.

Diversités des images, convergence des préoccupations. La bourse. Des euros : 100 000, 134 000. Des dollars : 50 000. Des kilos : 200. Circulaire, financière, ministère. Jugement du meurtrier présumé. Victoire sans panache de l’OL.

Pensées anonymes ou en fait, pas tant que ça. Représentants du peuple. Ministres. Eric Besson. Nicolas Sarkozy. Sarkozy. Sarkozy… Sécurité, contrôler le marché à long terme, image du pays, identité nationale, bérêt, baguette et Roleix. Mondialisation et immigration.

Pensées clamées ou en fait, pas tant que ça. « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! ». Opposition, débat…Sans révélations. Langue de bois, peut-être monstre froid.

Que de papier. Que de mots. Il n’est pas question de se laisser déposséder. La mécanique est déréglée. On tire la sonnette d’alarme. Inacceptable. Combattre, mobiliser, promettre… Pour l’opinion publique.

On peut toujours rêver à mieux…Du bric à brac sur toutes les pages, du bordel sur toutes les images. Des souffrances, des émotions : en pixels, en décibels, en matériel. Du bric à brac, du vide en vrac.

Heureusement, il reste le café. Et le porno. Que de papier, que de papier. Slogans

Merveilleuse technologies : les télés ne se contentent plus de parler, elles interrompent.

La Dictature a beaucoup fait parler, n’a rien écouté, puis est partie. La Démocratie est venue, a longuement écouté, mais n’a rien dit.

Venons à bout du tourisme sexuel et de la prolifération du porno : rendons tabou la masturbation féminine.

Puisqu’on est tous dans la merde, on pourrait au moins nous y laisser en paix.

Soyez moche, pour pouvoir légitimement être inintéressants.

Et si on légalisait le cannabis pour oublier tous ensemble que c’est un problème de société ?

« C’est comme ça ». C’est quand cette seule phrase quadrupalabrique suffirait à nous faire empoigner une torche et foutre le feu à la planète, qu’on sait qu’on est révolutionnaire…Ou amoureux.

Équitable n’est pas rentable.

La fin d’aujourd’hui c’est surtout le début de demain. Parait-il.

Politique, économique, social, finance, religion, syndicat, travail, production, consommation, débats, polémiques, problèmes, solutions. Qu’est-ce qu’on se fait chier.

Parlons peu, parlons bien, ou taisons-nous, par pitié.

Si Dieu a fait l’homme à son image, je ne vois vraiment pas pourquoi on fait tout un plat de ce mec.

 

L’anonyme refait surface


L’anonyme refait surface

Pointant les inégalités

Mais comment les combattre ?

On note de bonnes intentions et de grandes déclarations

Remboursement des substituts nicotiniques ?

Décaler le problème de la discrimination ?

Et puis d’abord, comment savoir :

Est-on en haut de l’échelle sociale ou en bas ?

Finalement expulsion du sujet

Trop entaché de fraudes massives

Alors mieux vaut pousser la porte d’un de nos hôtels

Et c’est un nouveau front qui s’ouvre face à nous

Comme un lieu insubstanciel offert à une pensée anonyme

On voit des erreurs humaines

Par exemple, une carrière universitaire mouvementée

Ou encore les structures élémentaires de la parenté

De toute façon, en général,

Enseignement et recherche sont étroitement mêlés

C’est que les mythes donnent à penser

Et ainsi rien n’ébranle la solide carcasse

Au final, seule la sérénité fait la force

C’est pourquoi, essayons,

Donnons une dernière chance à ce serpent de mer

Mais quand même, néanmoins,

Passage obligatoire à la borne de contrôle

 

Renversons l’échelle sociale


Pour résoudre les inégalités, renversons l’échelle sociale !

Pour combattre l’abstention électorale, mettons le foot au pouvoir !

Des fraudes massives, c’est juste des élections un peu trop démocratiques pour un électeur

Le problème de l’identité nationale serait-il lié au mauvais étiquetage des prix ?

Promotion des droits de l’homme et soldes sur les dictatures !

Peut-on prétendre à l’égalité des chances en rendant les gens anonymes ?

Égalité, ou travailler, il faut choisir.

Si la prostitution était légalisée, la parité hommes-femmes au travail augmenterait.

Le changement d’heure est une conspiration de l’État pour nous faire croire qu’on travaille moins…ou plus, ça dépend.

Adoptons des américains pour contrer leur impérialisme !

 

Le béret, la baguette et la Rolex


Eliott est né aujourd’hui, patiemment confectionné, je continue à croire en lui, baptisé par un cow-boy.

Nous avons pensé à la boite à chaussures et au porno féministe. Certainement la création artistique perd son orgasme et Obama court un marathon pour l’industrie du X.

On conserve des souvenirs en Caroline du Sud, région cruellement malmenée par Gunn, l’émule du champion noir, aujourd’hui président.

La revanche de la femme est poussive alors que le combattant du Vietnam, installé dans une ville coquette fait la moue. Dans la bande de gaza, entre humour et colère, Nicolas Sarkozy tutoyait l’acmé lors d’un diner d’adieu.

Eric Besson maintient le cap dans la lutte contre l’immigration. Dans son bastion, le drapeau tricolore flotte encore. Réfléchir au plan de discrimination totale. Il pense qu’on peut toujours rêver blanc comme un Etat scandinave, dans le passé c’était mieux. Renvoyer Cris et Boumsong chez eux, il paraît que c’est mieux. Départ à Dakar le lendemain.

Du côté de Paris, Lagarde et Hortefeux pilote une fronde sénatoriale, les convictions sont intangibles dans cette révolte contre l’Elysée. La solution miracle est une fin de non recevoir. Pourtant jacques Chirac réélu en raison des appels américains. Nicolas juge la mesure inacceptable.

Santé, le deuxième plan cancer garde un profil bas mais concernant la vie après le martini Bianco le syndicat de police tire la sonnette d’alarme. Comment le combattre ? En buvant rapidement ce qui reste.

Le dernier mot est pour Seguela : l’identité française, dont l’examen débutera en novembre est faite d’un triptyque : le béret, la baguette et la Rolex.

 

Laissez nous réfléchir à votre place


La télévision privée, une lobotomisation partielle pour 19,99 euros par mois

Une pile Duracell au petit déjeuner vous emmène loi, voyez le petit Sarkozy

La démocratie au théâtre ou comment découvrir le chantage des faibles et l’illusion surréaliste

Votez Bernard Henri Levy, bourreau des lettres et dictateur marchand

En suivant les médias vous retomberez en enfance, laissez nous réfléchir à votre place

Le suicide, une thérapie immédiate qui a fait ses preuves

La grippe A, une célébration constante de la connerie humaine

Eric Besson, un traitre qui vous veut du bien

Une moustache, quoi de plus simple pour vous affirmer ?

Pour une France consanguine, Philippe de Villiers est présent

 

La première place dans le groupe


« En Afrique sub-saharienne, un enfant meurt toutes les trente secondes, j’incline à penser que cette méthode était la bonne » s’enorgueillit ce Breton de 41 ans. On s’est demandé si nous ne serions pas les prochains. Cette affaire ternit l’image du pays. Cible de toutes les critiques, attaqué de toutes parts, notre envoyé spécial dans une région cruellement malmenée, canalise leur énergie dans l’exploration de leurs désirs sexuels. C’est, sans doute, son plus beau succès. Les Américains, habitués à agir en « leaders », on quelque mal à s’y retrouver. Ils vont chercher la première place dans le groupe. Les britanniques ont alors beaucoup de mal à définir leur identité. Notre mère et mamie adorée est blindée, elle doute très peu. Sarkozy, pittoresque patron inventeur du structuralisme, nous disait au début de la campagne, en toute précipitation, que le socialisme navigue à vue. Et pour mettre du baume au cœur du contribuable, il travaille en coulisses. Voila enfin quelqu’un avec qui je vais pouvoir boire jusqu’à une heure avancée de la nuit. Nous avons maintenant l’occasion de donner une dernière chance à ce serpent de mer, il a en effet commencé à progresser légèrement. On ne lui rend certes pas justice en réduisant ça pensée. Mais il y a bien un aspect philosophique dans n’importe quelle recherche. Il répond. Sa voix basse et son ton lancinant passent parfois pour de la nonchalance : « Je serais un criminel si j’acceptais ». Il ne se livre jamais. Un retraité s’indigne : « la bourse ou le vit ! ». Il n’était pas l’ami du Sénégal. La blogosphère suédoise s’emballe.

Mais qu’en est-il de l’esprit ? Qu’en est-il du sens de tout cela ? Cette métaphysique désabusée se réclame de la culture. On croit toujours qu’il n’y a pas d’art ici. Le dernier mot est ici : « rien ».

 

Confidences pour confidences


Mes convictions sont intangibles

L’accès à la culture se fait par le biais de l’échange

Mais, sous surveillance constante de la communauté

isolée et victime de son entourage ,

elle est définitivement terminée.

Elle qui cultivait une haine de la défaite

Mais entre deux coups de fils elle reprend son souffle

Cette fuite d’ Est en Ouest a duré plus de 4 heures

Une victoire sans panache, problème d’image, poids du bilan

La pensée sauvage maintient le cap

Après que les données personnelles ont été cachées

L’expulsion du sujet, le site qui conserve tous vos souvenirs,

Il était resté sur sa faim.

 

Laver plus blanc


Travailler plus pour gagner rien

L’emploi passe, le chômage reste

Laver plus blanc avec Edvige

 

La formule pour l’avenir


Hollande fait son inventaire

L’exercice n’est pas simple

C’est la formule pour l’avenir

Reconnaît-il

Ils sont peu nombreux à croire

En ses chances

Voire.

Sur son autorité, les critiques

Revendiquant

D’exhumer de longs textes écrits par les

Uns ou par les autres pour son ambition personnelle

Mais François ne se livre jamais.

Pin Han ne sait plus où donner de la tête

Les longues années de son usine

À formater les futurs millions d’ouvriers

Dans la province du Guang Dong

(100 millions d’habitants)

Exportés dans la terre entière

Avaient été prises d’assaut

Par des milliers d’ouvriers

Migrants, ayant perdu leur village

Natal.

Plus aucune commande, plus rien à fabriquer

Pour personne

Aujourd’hui les machines dans lesquelles on verse

Des granules de mélanine sans lunettes

Sont implantées ici.

Les nouveaux donguangéens

Sont installés dans une expérience nouvelle et terrifiante quelconque

Dans le marasme, nous n’avions pas

Fait le lien entre nous, jeunes diplômés

Dans une compagnie d’assurances privée

Mohammed Alhawajri fait de la résistance.

J’aurais voulu faire plus

Nous sommes tellement seuls

Marc Ravalomane conteste à l’avance

Les spectacles d’un trio toulousain

Programmé à son arrivée pour fête de la musique

Trente secondes des suites du paludisme

Gaëtan Pallan a pu voir la fumée flotter

Au-dessus des explosions et des concerts

Pour mettre un baume au cœur de l’État

Sarkozy a détaillé hier à Marseille

Des substituts nicotiniques

Regrettant qu’émotion, compassion,

Accompagnement de nouvelles préventions

Fassent qu’on ait deux fois plus de chances de

Mourir entre trente et soixante ans

D’inacceptables inégalités nicotiniques

Le manifeste de canons de la beauté

Revendique le droit au plaisir et

À l’exploration de leurs désirs sexuels

Derrière la caméra

Mais l’œuvre en question sort de l’ordinaire

L’institut suédois défend sa subvention,

Qui voudrait produire un film porno

En sortant du schéma habituel

Le résultat

Celui d’un objet féministe

Est de l’art, mais

Rien de plus qu’une moralisation

Paternaliste, érotique

Les noirs et les blancs ne pouvaient se briser

Lorsqu’un jour les canons se

Tueraient

Cette crise de ma propre histoire ne

Devrait pas s’arrêter

Nous sommes façonnés par toutes sortes de défis

D’une nouvelle ère

A déjà constaté

Hervé Ratel, responsable du confort des clients

Du magasin des promotions

Total, on nous a facturé des erreurs

Plus sévères

Devant la borne.

 

Quand il y en a un ça va


Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a trop que ça dérange. Et s’ensuivent mille justifications, mutations, larges sourires et sérieux déterminés, ponctués de pauses postillonnées. Pourtant, cela contredit le théorème principal : travailler plus pour gagner plus. Et si ça dérangeait de travailler un peu, on pourrait partir glaner dans les champs. Et si on désertait la jungle et on envoyait tous ces petits terroristes reproduits à l’identique en terre de fraude démocratique faire leur dérangement ailleurs ? Alors il y aurait moins de personnes pour travailler, on labourerait moins et il y en aurait à un moment donné plus qu’un. Juste le grand lui, heureux dans son espace vital doré. Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a trop que ça dérange.

 

En bas à droite


A l’extérieur : Londres remodèle son secteur bancaire. Le gouvernement nationalise l’établissement moribond. D’un bon, la commission européenne annonce un traitement de choc : cure d’amaigrissement, plan de réduction : du baume au cœur au contribuable. Insignifiant.

En bas à droite : Berlin. Épicentre. Évasion romanesque. Un mur. Stigmates. Longue balafre qui déchire la ville en deux. Berlin vu du ciel, diversité des images. Grises, méfiantes et infiltrés. Un balancement entre expérience individuelle et sentiment de hauteur. Sublime.

Au centre : La Nation. Un C.V anonyme pour combattre les discriminations à l’embauche. Nation vu d’en bas, des profondeurs. Nation, serpent des mers, gadget pour se donner bonne conscience. Bas. Très bas.

Au dedans : La race, l’ethnie : « Le Nord et le Sud, les Noirs et les Blancs, une seule nation et un seul peuple ». Lincoln, ce personne hors du commun pour le commun des mortels. Dès lors, un capitole national se dresse, symbole d’unité d’un pays. Apaiser ses divisions. Lien inaltérable.

En moi : La joie musicale, c’est celle de l’âme. L’âme, c’est la joie musicale.

 

Un serpent des mers


Quand un ministre ferme sa gueule, ça met du baume au cœur ! Vive le porno suédois : il risque plus d’y avoir de sida ! Sarkozy et Napoléon III se ressemblent plus qu’on ne le pense : l’un aimait le luxe, l’autre aime les Rolexs. La nation est un serpent des mers qui envenime les divisions

© ateliers proposés par : Pierre Ménard _ 7 novembre 2009





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